À l’approche des élections municipales, la cause animale émerge comme un marqueur politique significatif à Lyon. Près de six habitants sur dix (58%) déclarent que les engagements en faveur du bien-être animal pourraient influencer leur vote, et cette sensibilité est particulièrement vive chez les jeunes générations (66% des moins de 35 ans) et les électeurs de l’actuel maire écologiste Grégory Doucet (71%).
Le Parc de la Tête d’Or, espace emblématique de la ville, occupe une place centrale dans la vie des Lyonnais : plus de huit Lyonnais sur dix (83%) s’y sont rendus au cours des 12 derniers mois, un taux qui atteint 93% parmi les parents d’enfants de moins de 15 ans. Le zoo, situé au sein du parc, attire également un public important : 67% des Lyonnais l’ont visité sur la même période, un chiffre plus élevé encore parmi les familles avec jeunes enfants (77%).
Toutefois, cette fréquentation élevée ne signifie pas une adhésion unanime au principe du zoo. 54% des Lyonnais estiment que les animaux du Zoo de Lyon ne sont pas heureux, un sentiment encore plus marqué parmi les électeurs de Grégory Doucet (66%). Cette perception locale rejoint une tendance nationale : 51% des Français jugent que les animaux en captivité dans les zoos ne sont pas heureux, un avis partagé par 61% des moins de 35 ans, 68% des diplômés du supérieur et 63% des sympathisants de gauche.
Dans ce contexte, la question de l’avenir du Zoo de Lyon divise : 56% des Lyonnais se disent favorables à sa fermeture et au placement des animaux dans des sanctuaires, une position particulièrement soutenue par les moins de 35 ans (67%), ainsi que par les électeurs de Grégory Doucet (78%).
Ainsi, alors que la protection animale devient un sujet politique de plus en plus prégnant, la place du zoo dans le paysage lyonnais interroge et pourrait devenir un enjeu clé des débats municipaux à venir.